RENCONTRE AVEC: AYMARD VERNAY

Photographie monochrome - Monochrome

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« Mon parcours freestyle me colle à la peau »

ORIGINAIRE DE TOULON, AYMARD A FAIT SES PREMIÈRES ARMES EN FREESTYLE SUR DU DIRT BIKE AVANT DE S’ESSAYER À LA TROTTINETTE. IL EST AUJOURD’HUI CONCOURS AU CHAMPIONNAT ESC. FIGURE DE LA PRATIQUE SPORTIVE DE LA TROTTINETTE ÉLECTRIQUE, IL NOUS PARLE DE L’ESSOR DE CETTE DISCIPLINE À TRAVERS SES ANNÉES D’EXPÉRIENCES. ITINÉRAIRE.

Peux- tu nous en dire un peu plus sur ton parcours de rider freestyle ?
Dès mon plus jeune âge, j’ai été attiré par la pratique extrême du VTT, ce qu’on appelle le dirt bike. Avec mon meilleur ami, on partait en forêt pour s’exercer et on s’amusait à faire des sauts.
Ce qui m’a plu dans le vélo, ce sont les montées d’adrénaline, le fait de repousser mes limites. Au début je faisais des sauts de 2 mètres, puis à l’aide de vieilles planches de bois j’apprenais à écarter la réception le plus possible jusqu’à faire des sauts de 10 mètres.

Pourquoi as-tu troqué ton vélo pour la trottinette ?
En 2007, mon meilleur ami vient me voir avec une trottinette S300. À cette époque, il n’existait que des trottinettes basiques en aluminium car le freestyle n’existait pas encore.  On mixait alors des sessions de vélo avec des sessions de trottinette en faisant des figures. Plus on pratiquait la trott, plus on rencontrait des personnes qui partageaient notre passion du freestyle. Il faut avouer que dans les sessions de dirt bike, nous n’étions pas nombreux. Donc quand on allait au skate park et qu’on rencontrait les membres qui formaient une vraie communauté, c’était génial. Ils avaient un an de pratique en plus par rapport à nous. A l’époque, ils ridaient avec les JD bug, c’était la marque à avoir. Donc on a pu tester ce modèle. On a d’abord changé les poignées puis, quelques mois après, les premières pièces freestyle sortaient sur le marché. On a pu customiser notre trottinette pour rattraper le niveau et parfaire nos figures. Après, tout est allé très vite. On a rencontré des sponsors et on a pu participer à des compétitions à travers l’Europe. Puis, nous avons commencé à réaliser des vidéos et à diffuser du contenu de notre pratique du freestyle sur les réseaux sociaux. C’était novateur, car à cette époque en France, on n’était pas nombreux à être des influenceurs dans cette discipline. L’engouement s’est rapidement fait ressentir : une vidéo faisait 100 K vues à travers la communauté freestyle. 

Comment es-tu passé à la trottinette électrique ? Et pour quelles sensations ?
J’ai testé pour la première fois la trottinette électrique à Montpellier lors du FISE – festival international des sports extrêmes – où il y avait des stands de trottinettes freestyle, avec des participants que je côtoyais toute l’année. C’est à cette occasion que j’ai découvert le modèle ST12 de Speedtrott. Quand je suis rentré chez moi, à Toulon, il m’en fallait une absolument. J’ai d’abord apprécié le fait de me déplacer rapidement dans mes trajets quotidiens, j’ai petit à petit délaissé la voiture pour tous les inconvénients qu’on lui connaît en centre-ville: difficulté de se garer, les amendes, le stress. Avec la trottinette électrique j’ai découvert le principe de la balade en ville sur véhicule motorisé. Ma première trottinette électrique allait jusqu’à 36 km/h et à l’époque, on peut dire que ça arrachait 😉 Après être resté une année sans trottinette électrique, j’ai ressenti un manque de liberté lors de mes déplacements. J’ai acheté une Dualtron et j’ai marqué les esprits auprès des mes amis qui continuent le freestyle sur trottinette mécanique. 

On s’est rencontré lors des sessions de test sur le circuit Paul Ricard au Castellet pour l’ESC Championship qui entreprend la mise en place de course dans différentes villes du monde. Comment as-tu été sélectionné pour participer à ce nouveau championnat de trottinette électrique ?
Quand j’ai eu ma Dualtron, je partageais des images à mes amis qui n’avaient encore jamais vu du freestyle sur véhicule électrique. On échangeait ensemble sur les figures et sur les performances. Et puis l’un d’entre eux qui avait entendu parlé de l’ESC a partagé un lien qui annonçait le lancement d’une course de trottinette électrique. Mon background en tant que pilote de trottinette électrique, ma présence sur Instagram et mes vidéos sur circuit comme pour les contenus que je tourne pour ma boutique locale Mob’Elec, ont favorisé ma sélection. Sur ESC, je concours avec des profils différents dont la plupart sont pilotes de moto, et je suis le seul rider de trottinette électrique.

Quel est ton rôle dans le monde des riders ?
Je ne pense pas apporter quelque chose de nouveau mais plutôt une pratique davantage développée par rapport aux autres riders, car j’ai l’expérience. Je connais bien les capacités d’une trottinette électrique pour réaliser mes figures, je sais appréhender la vitesse et  je sais cabrer. Pour la réalisation des sauts, c’est mon parcours freestyle qui me colle à la peau. Quand j’ai piloté ma première trottinette électrique, je ne me suis pas posé de questions : j’ai suivi le fil du freestyle comme je l’avais toujours fait avec le vélo ou la trottinette mécanique. 

Comment perçois-tu l’essor de la trottinette électrique ?
Ce que j’observe, c’est que la trottinette électrique n’est plus uniquement un outil de déplacement. Désormais, les usagers rident ! Il va donc falloir que les lieux publics s’adaptent car circuler en centre ville devient compliqué. Pour répondre à cet essor, il faut donner accès à un espace public dédié à la pratique sportive de la trottinette électrique. 

 

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